Vivre sa fertilité naturellement, victime de son succès !

Notre ouvrage Vivre sa fertilité naturellement, la méthode des indices combinés, victime de son immense succès, est en rupture de stock.

Actuellement en cours de réimpression, il sera désormais exploité sous la marque éditoriale Myriadis (http://www.myriadis.fr).

Nous tiendrons informés nos lecteurs de sa nouvelle disponibilité très bientôt.

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De retour !

Après avoir traversé une nuée de météorites, frôlé une singularité gravitationnelle, essuyé le souffle d’une supernova, croisé quelques Siths peu avenants, après plusieurs mois de doute, d’incertitude, d’effort et de lutte contre le côté obscur de la Force, nous avons l’immense plaisir de vous annoncer que l’aventure du Hêtre continue !

Nous présentons nos plus sincères excuses à tous ceux qui ont tenté de nous joindre durant cette période de silence radio. Et nous souhaitons remercier tous ceux qui nous ont soutenues et nous ont adressé des messages d’encouragement.

Désormais, nos livres sont de nouveau disponibles et prêts à être envoyés aux quatre coins de l’univers !

De notre voyage, nous vous avons ramené une belle nouveauté dont la parution imminente avait été annoncée en août dernier. Il s’agit de Serre-moi fort la traduction française du fameux Besame mucho ! du non moins fameux pédiatre espagnol Carlos Gonzalez, auteur de nombreux best-sellers internationaux sur l’allaitement, l’alimentation des enfants, l’éducation, etc. C’est avec la participation de La Leche League France, association de soutien et d’information sur l’allaitement maternel, dont nous partageons les valeurs, que nous vous proposons cet excellent texte qui présente une autre vision de l’enfant et de la parentalité qui en découle.

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Vacances nécessaires

Suite à des problèmes de distribution que nous espérons provisoires, il n’est plus possible de passer commande d’ouvrages sur notre site jusqu’à nouvel ordre. Nous vous tiendrons informés de la nouvelle disponibilité des livres.

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Serre-moi fort !

Après nous avoir convaincu de lâcher prise sur ce que mangent nos enfants dans son splendide ouvrage Mon Enfant ne mange pas (La ligue La Leche), ce sont les préjugés et les attentes irréalistes concernant l’éducation que Carlos Gonzales va déconstruire dans Serre-moi fort, Comment élever vos enfants avec amour. Edité en partenariat avec La Leche League France, l’ouvrage sera disponible d’ici quelques semaines.

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De retour de vacances !

Un peu plus tôt que prévu parce que nous avons du pain sur la planche avec la publication en partenariat avec La Leche League France du livre du plus child-friendly des pédiatres, Carlos Gonzales, Serre-moi fort, Comment élever vos enfants avec amour, qui paraîtra début septembre.

 

Une petite description de ce que vous pourrez y lire en guise de mise en bouche

Depuis des siècles, médecins, éducateurs et parents ont souvent, consciemment ou non, une vision très négative de l’enfant. Selon les époques, les arguments, religieux, moraux, sociaux, psychologiques ou même politiques, varient, mais une constante demeure : l’éducation doit viser à contraindre l’enfant à renoncer à ses inclinations naturelles, nécessairement mauvaises, et à se soumettre à la volonté de l’adulte. Car nos enfants sont, semble-t-il, nos ennemis. Ils s’opposent à nous sans raison, multiplient les caprices, cherchent à n’en faire qu’à leur tête, à nous dominer, à nous écraser. Il convient donc d’extirper le mal à la racine, en usant au besoin de méthodes d’une violence que l’on n’admettrait jamais vis-à-vis d’adultes, faute de quoi ces tyrans en herbe deviendront incontrôlables. « Pour leur bien », on doit leur imposer des limites et des règles strictes, leur apprendre à dormir seuls, à manger à heures fixes ce qu’on leur présente, à être propres, à accepter la frustration et la séparation d’avec leur mère, à partager, à ne pas couper la parole aux adultes, à obéir sans rechigner… Et tout cela sans pleurer, s’il vous plaît.

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L’initiative « pour le droit au soutien à l’allaitement maternel »

 

Nous tenons à vous faire part de l’initiative « pour le droit au soutien à l’allaitement maternel » qui vise à interpeller le ministère de la Santé sur le manque de formation des personnels médicaux en matière de soutien à l’allaitement, et donc leur incapacité fréquente à soutenir les mères allaitantes ou même à les adresser à quelqu’un qui soit en mesure de les aider.

Voici le lien vers leur site et leur pétition. Signez-la nombreux!

https://sites.google.com/site/droitausoutienpourlallaitement/home

Pétition à destination du

Ministère des affaires sociales et de la santé

A l’école de la République, il nous a été appris que le droit et le devoir de chaque citoyen était de participer à l’amélioration de la vie dans la Cité. Or il y a dans notre société, une situation souvent vécue comme difficile, voire intolérable par beaucoup de femmes. C’est pour cela que nous souhaitons vous alerter.
Actuellement, en France, environ 69% des nouveau-nés sont allaités à la maternité. Sur 830.000 naissances, cela fait donc plus de 570.000 femmes allaitantes qui, chaque année sont amenées durant les jou

rs,  les semaines suivant l’accouchement à consulter un professionnel de santé notamment sur le sujet de l’allaitement maternel.

Or, paradoxe devant ce nombre de consultations très élevé, les professionnel(le)s sont souvent démuni(e)s car leur formation initiale en matière d’allaitement maternel est limitée, voire inadaptée pour aider une mère en difficulté.
Il en résulte de nombreux échecs d’allaitement qui culpabilisent très souvent les jeunes mères.

Notre requête est de faire en sorte que les femmes ayant choisi d’allaiter puissent réussir leur projet sans difficultés

et sans être confrontées à des conseils inadaptés.

En effet depuis plusieurs années maintenant, la promotion de l’allaitement maternel est l’un des objectifs de notre Plan National Nutrition Santé.
Nous sommes nombreux à avoir été sensibilisés aux bénéfices de l’allaitement  pour la mère et l’enfant grâce aux actions entreprises dans ce cadre et force est de constater que notre société a beaucoup évolué dans le sens de la promotion de l’allaitement.
Cependant lorsque des parents font le choix de l’allaitement maternel pour leur enfant, ils se retrouvent confrontés  à un paradoxe saisissant : il est très difficile d’obtenir des informations cohérentes (et même tout simplement justes) sur le sujet auprès des professionnels de la santé, pourtant premiers référents consultés en cas de questionnement sur la mise en route ou la conduite quotidienne de l’allaitement maternel.
A l’heure actuelle, lorsqu’une mère se trouve confrontée à un problème (sensation de manque de lait, refus de téter du bébé, douleurs pendant l’allaitement, petite prise de poids du bébé…), elle ne parvient que très rarement à obtenir une réponse médicale adéquate et est le plus souvent guidée vers le sevrage, solution parfois vécue comme une grande souffrance.
Nous ne cherchons pas à accuser le corps médical de cet état de fait. Lorsque nous les interrogeons sur le sujet, ils avouent n’avoir reçu à leur grand regret,  que quelques heures d’informations succinctes sur l’allaitement maternel en formation initiale (l‘allaitement n’étant pas une pathologie, le sujet n’est que survolé et les connaissances transmises se bornent à des généralités). La plupart des professionnels de la santé ne sont donc malheureusement pas en mesure d’aider efficacement les mères allaitantes en difficulté.
Nous souhaitons  donc alerter nos représentants élus sur le fait  que les informations transmises en matière d’allaitement maternel par les professionnels de la santé sont souvent contradictoires et ne suivent pas toujours les recommandations officielles validées par le ministère de la santé, pourtant clairement énoncées sur
le site internet  du PNNS à destination des professionnels ainsi que dans de nombreux livrets à destination des parents (guide de l’allaitement maternel et Allaitement maternel, les bénéfices pour la santé de l’enfant et de sa mère de l’INPES).
Ces contradictions et la méconnaissance des mécanismes physiologiques propres à l’allaitement maternel  ne permettent pas aux mères qui le souhaitent de mener une pratique sereine de leur allaitement et peuvent même conduire dans certains cas à un sevrage prématuré non désiré.
Compte tenu du fait que les professionnels de santé sont les interlocuteurs privilégiés des parents qui souhaitent obtenir des informations sur l’allaitement maternel,  nous souhaitons qu’une harmonisation des connaissances respectueuse des directives de l’INPES soit mise en place lors des formations initiales de tout membre du corps médical susceptible d’être consulté sur l’allaitement maternel.
Ces professionnels de santé devraient aussi, le cas échéant, pouvoir orienter les patientes vers des professionnels  consultants en lactation (titulaires de diplômes reconnus comme le IBCLC) les plus proches de chez eux.
(et n’oubiez pas ensuite de valider votre signature en cliquant sur le lien qui vous sera envoyé)

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Réflexe d’éjection chez Celio Odysseum (Montpellier)

 

La femme, naturellement mise en valeur.

La directrice de la boutique Celio du centre commercial Odysseum de Montpellier expulse une femme au motif qu’elle allaite sa fille.

La mère, scandaleusement impudique. Quelqu'un m'explique ?

Décidément, les droits les plus élémentaires des bébés sont loin d’être respectés partout.

Ce vendredi 3 mai, entre 18 et 19 heures, un couple se rend avec son bébé de 15 mois dans la boutique Celio du centre commercial Odysseum de Montpellier, dans l’intention de compléter la garde-robe de Monsieur. Ayant sélectionné un certain nombre de vêtements, celui-ci rejoint une cabine d’essayage au fond du magasin. Sa femme l’attend, assise avec le bébé sur un tabouret justement posé près de la cabine, un de ces  marche-pieds que le personnel utilise pour accéder aux étagères les plus hautes. Elle est face aux cabines, tournant le dos au magasin, et elle a posé d’autres vêtements en attente d’essayage sur l’étagère qui se trouve près d’elle.

La petite fille demande à téter et, alors que sa mère vient de la mettre au sein, une vendeuse arrive, se dirigeant apparemment vers les vêtements posés sur l’étagère. La jeune mère se tourne alors vers la vendeuse pour lui dire de ne pas ranger les vêtements, que son mari va les essayer. La vendeuse lui répond : « Ah oui, mais par contre… » et s’en va. Devant ces paroles assez peu explicites, la mère pense simplement qu’elle n’aurait peut-être pas dû poser les vêtements sur cette étagère, à côté d’autres vêtements bien pliés en étalage. Mais quelques secondes plus tard survient une personne qui, sans dire bonjour, affirme être la directrice du magasin et déclare : « Madame, ou vous allaitez dans une cabine, ou vous sortez ! » Interloquée, la mère demande : « Mais pourquoi ? » Réponse de la directrice : « Parce que cela dérange la clientèle, une dame s’est plainte de ce que son mari regardait vos seins. » La mère fait alors remarquer que c’est un problème de jalousie mal placée entre la femme et le mari, et qu’elle n’y est pour rien. De fait, ainsi qu’il est facile de le constater sur les photos de la mère ci-dessus, prises avec le même haut, on ne voit guère plus de surface de sein pendant la tétée qu’en dehors de celle-ci. La directrice poursuit alors : « Moi, ça ne me pose aucun problème, j’ai allaité, mais je me cachais, il faut que vous fassiez pareil. » Pour finir, elle a effectivement exigé que la mère sorte, lui indiquant que si elle n’était pas satisfaite, elle n’avait qu’à s’adresser au service client de Celio.

Merci de votre sollicitude, Madame. Pour répondre à un besoin aussi élémentaire et sain que le besoin de téter d’un tout-petit, il convient donc de s’enfermer dans une cabine d’essayage où il règne une température presque étouffante. C’est vrai qu’un enfant qui mange en public, c’est inadmissible. Certains me diront qu’il est interdit de manger dans les magasins. Certes, mais cela ne concerne pas les bébés. D’abord, si la mère avait donné un biberon à sa fille au lieu du sein, personne n’y aurait trouvé à redire. Ensuite, un bébé qui tète ne laisse pas traîner de miettes derrière lui et, n’ayant pas les mains grasses, ne risque pas non plus de tacher les articles proposés à la vente.

Qui plus est, en supposant que la mère aille effectivement dissimuler cette activité honteuse dans une cabine, que se passera-t-il si toutes les autres cabines sont occupées et qu’un client désire essayer des vêtements? On peut gager sans grand risque d’erreur qu’on exigera alors que la mère interrompe la tétée afin de laisser la cabine libre pour le client.

En l’espèce, étant donné que la mère tournait le dos au magasin, et donc aux clients, et vu la rapidité de l’intervention de la directrice, l’existence même du mari concupiscent et de l’épouse outrée est assez douteuse, car il est peu probable que la séquence d’événements nécessaire (l’homme qui voit puis regarde la poitrine de la mère, sa femme qui s’en aperçoit et qui, choquée, va se plaindre à la directrice, qui va alors voir la mère) ait eu le temps de se produire entre le moment où la mère s’est tournée pour s’adresser à la vendeuse qui se dirigeait vers l’étagère près d’elle et celui où la directrice a demandé à la mère de sortir. La clientèle dérangée par la vue de l’enfant en train de téter ressemble ici davantage à une excuse inventée par la directrice pour justifier son veto à la tétée qu’à un fait réel. Mais qu’importe.

Le service client ? Il ne s’agit pas ici d’obtenir quelques bons d’achats, mais bien de défendre les droits de l’enfant. Un tout-petit qui a besoin de téter doit pouvoir le faire, quand il en a besoin et là où il se trouve, c’est un droit fondamental de l’enfant. Au-delà, c’est également un droit des mères qui est ici remis en cause : celui, tout aussi élémentaire, d’aller où bon leur semble avec leur bébé allaité, aussi simplement qu’elles le feraient avec un bébé nourri au biberon. S’il faut se cacher pour allaiter, même discrètement, alors il faut rester chez soi avec son bébé, du moins la plupart du temps. Qui d’entre vous accepterait de devoir se cacher pour s’alimenter ? Pourquoi un bébé devrait-il le faire, alors ?

Les photos illustrant cet article parlent d’elles-mêmes : le « problème », puisque problème il y a, c’est l’allaitement lui-même, et non la surface de sein effectivement visible lors de la tétée, guère supérieure à celle exposée par le décolleté le reste du temps, sans compter qu’en tout état de cause notre société nous inonde de seins et de corps bien plus dénudés que cette mère qui nourrit innocemment sa fille dos tourné au magasin. La directrice de Celio Odysseum est-elle choquée de voir des femmes nues dans les publicités qui vantent les mérites des yaourts ou de la lingerie aux arrêts de bus et à la télé ? S’offusque-t-elle des décolletés bien plus plongeants qu’elle croise tous les jours dans les rues de sa ville ensoleillée ? Vivant à deux pas de la mer, s’interdit-elle d’aller à la plage « pour ne pas voir ça » ? Bien sûr que non. Les seins exposés ne posent pas de problème dans notre société. Ce qui en pose un, c’est le fait que les seins soient utilisés dans leur fonction première, nourricière et non sexuelle. Une femme peut sans dommage dévoiler une bonne partie de sa poitrine pour le plaisir des yeux des passants mâles, elle sert même alors d’argument publicitaire, pour vendre non seulement de la lingerie (il semble assez normal de montrer à quoi ressemble le sous-vêtement lorsqu’il est porté), mais des produits laitiers, des voitures ou du gel douche. Mais qu’elle s’avise de rappeler au monde qu’elle n’est pas un simple objet sexuel mais une mère, et c’est le scandale. Sois femme et expose-toi, ou bien sois mère et cache-toi.

Rien n’est plus naturel et normal qu’une mère qui nourrit son enfant, rien n’est moins indécent qu’un enfant qui se nourrit. Un bébé devrait avoir le droit de téter partout où il a le droit de se trouver, c’est aussi simple que cela. Que ceux à qui ce fait pose un problème aillent creuser la question chez un psy.

L’année dernière, une mésaventure semblable était arrivée à un bébé de trois mois et à sa mère dans la boutique Mac de la rue Rambuteau, à Paris. La réaction de la présidente de Mac France avait été immédiate et irréprochable : appel téléphonique à la mère, sujet abordé en conseil d’administration, excuses publiques et sanction de la responsable du magasin. Espérons que la direction de Celio fera preuve d’autant de bon sens.

 

Mise à jour (12 mai 2013):

Voici un texte signé de la juriste Martine Herzog-Evans détaillant les lois françaises relatives à l’allaitement en public (source: http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-67-Allaiter-vous-avez-le-droit.html). J’espère que les commentaires assimilant l’allaitement en public à de l’exhitionnisme ou autre « attentat à la pudeur » (qui n’existe plus depuis bientôt vingt ans) nous serons désormais épargnés.

Allaitement et droit pénal : la licéité de l’allaitement dit en public

La France est un pays privilégié quant à sa perception et sa manière de régir la pudeur. Aucune disposition générale et nationale ne prohibe l’allaitement dit « en public ». Aucune affaire retentissante n’a jamais eu lieu, contrairement à ce que l’on a pu rencontrer dans des pays comme l’Australie ou les Etats-Unis. Cependant, des mères font parfois l’objet de remarques ou injonctions lorsqu’elles allaitent dans des lieux publics. Faute de disposition traitant spécifiquement de ce sujet, il est parfois opposé aux mères qu’elles commettraient un « attentat à la pudeur ». Disons d’emblée que cette notion a disparu de notre système juridique depuis 1994 ! L’a remplacée une qualification pénale plus étroite : l’exhibition sexuelle qui fait encourir une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende (222-32 C. pén.). Le fait qu’elle soit plus étroite est déterminant pour ce qui concerne l’allaitement. Attenter à la pudeur pouvait couvrir des situations comme remonter de la plage en maillot de bain et allaiter. En revanche, l’exhibition sexuelle suppose d’exposer autrui à la vue d’un acte obscène à caractère sexuel. Il va de soi que cela ne s’applique absolument pas à l’allaitement. Ajoutons que les mères qui allaitent « en public » n’imposent en réalité le plus souvent pas celui-ci à la vue d’autrui. La plupart le font d’une manière aussi discrète que possible. Il est en revanche possible à des institutions d’interdire des comportements déterminés dans le cadre de leur règlement intérieur, qui est opposable à ses utilisateurs. Ainsi certains musées ou autres prohibent-ils le fait de manger. Certaines mères se sont vu interdire d’allaiter à ce titre. Sur ce seul fondement, ce n’est sans doute pas illicite – même si c’est absurde. En revanche, l’interdiction du principe même de l’allaitement dans un lieu public, prévu expressément dans un règlement intérieur, me paraît illicite. C’est qu’un règlement intérieur ne saurait contredire la loi. Or, ce sont des considérations supérieures qui viennent au soutien de l’allaitement, et notamment le droit à la santé pour tous, garanti par des textes comme le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, toujours en vigueur, par renvoi du préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, la Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989 (art. 6 et 24) et enfin la Charte européenne du 3 mai 1996, précitée (préambule, partie I-11).

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JDD 2013: ravies de vous avoir revus !

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Les 11es Journées des Doulas 2013, organisées par l’association Doulas de France (DDF), c’était ce weekend, à Paris. Comme d’habitude, nous y étions avec tous nous livres, et nous avons été ravies d’y retrouver et d’y rencontrer de nombreuses personnes pour des échanges toujours aussi enrichissants autour de la naissance et du respect qui devrait toujours l’entourer: respect des processus physiologiques en jeu, respect des naissants et des parturientes, et enfin respect des nouveau-nés et des jeunes mères, dans une ambiance toujours aussi chaleureuse et ressourçante. Vivement les prochaines, et en attendant, les prochains salons, c’est à l’automne !

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Nouvelles parutions !

Les Éditions du Hêtre ont la joie de vous faire part de la récente naissance (orgasmique, bien entendu) de leurs petits derniers. Ce sont deux livres, ils sont superbes et nous sommes très fiers ! Tous deux sont officiellement nés le 5 avril et ont été présentés en avant-première à la Journée internationale de l’allaitement le 29 mars.

La Naissance à l’âge des plastiques (de Michel Odent) pèse 183 g pour 132 pages. Sérieux, instructif, profond et ancré dans le 21e siècle, il saura séduire tous ceux qui s’intéressent à la naissance (naturelle si possible), à l’évolution de l’obstétrique et à l’avenir de l’humanité.

 

 

Quand tu étais dans mon ventre… (de Mònica Calaf et Mikel Fuentes) pèse 186 g pour 42 pages. Il ressemble beaucoup à son grand frère Toi, moi et la tétée : tendre, vif et pétillant comme lui, il ravira tous les enfants qui veulent tout savoir et toutes les mamans qui aiment évoquer leurs souvenirs de grossesse.

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L’école des grands-parents

Ce texte de James Akré a été inséré dans l’ouvrage de Claude Didierjean-Jouveau Le (nouvel) art d’être grand-parent, paru en 2010 aux Éditions l’Instant Présent.

Bien que je sois père depuis 1974 et grand-père depuis 2000, curieusement, j’ai l’impression d’avoir commencé à me préparer pour le second rôle nettement plus tôt que pour le premier. Cet aspect-là de ma vie d’homme remonte à ma prime enfance. Et pour être plus exact, je devrais plutôt dire qu’il se situe encore plus en amont, vers 1880, à l’arrivée au monde de mes propres grands-parents – du côté maternel en Italie et du côté paternel en Norvège ­– et de leur venue aux États-Unis au début du 20e siècle. Moi qui suis né en 1944, je les ai à peine connus : ou bien ils vivaient trop loin de nous, ou bien ils étaient morts trop jeunes. Mais vu l’impact qu’ils ont eu en tant que premiers formateurs de mes futurs parents, je les ai quand même côtoyés indirectement du fait qu’ils étaient des maillons, singuliers et indispensables, de la chaîne ininterrompue de mon ascendance familiale.

Le fait que mes grands-parents étaient absents me poussait (sans que je ne m’en rende vraiment compte) à en chercher d’autres. Un exemple très parlant me vient à l’esprit. Je devais avoir tout au plus 8 ou 9 ans et, comme toute la petite bande de gars de mon âge, je circulais à vélo partout dans le quartier. Pas loin de chez moi, on voyait régulièrement un « vieux monsieur » travailler dans son atelier mécanique. Ce qui était vraiment sympa avec lui, c’est qu’il avait toujours du temps pour nous donner un coup de main afin de maintenir en état nos vélos. Et le sentiment chaleureux, si bénéfique, qui s’est dégagé de cette relation me catapultait déjà un demi-siècle en avant : je me hâtais de devenir « vieux comme lui » pour pouvoir être au service de jeunes gars comme nous.

A partir de 24 ans, j’ai travaillé quelques années au Cameroun où s’est opéré le plus important tournant dans ma compréhension du positionnement de l’individu, dont moi-même, par rapport au passé et au futur. J’ai appris que la place, et donc la signification, de l’individu se situe non pas en isolation (comme j’avais connu jusqu’alors) mais toujours en rapport aux autres membres de la famille élargie, à la fois ceux qui sont venus avant nous et ceux qui viendront après nous. Et alors que le mot « allaitement » n’a pas fait partie de mon vocabulaire jusqu’à mes 15 ou 16 ans, c’est au Cameroun où l’allaitement m’est apparu si évident que… je ne le voyais plus du tout.

Ce n’est pas par hasard que c’est dans ce même milieu que j’ai saisi que l’allaitement était bien plus qu’un moyen de nourrir. J’y ai entamé mon lent apprentissage du fait qu’il est aussi un acte universel d’allégeance, à nos enfants et à nous-mêmes ; qu’il représente le trait d’union parfait entre les générations et les peuples ; et qu’il offre aux mères d’aujourd’hui la possibilité de tenir par la main à la fois hier et demain, tout en voyant passer à travers elles un fragment important de l’histoire. Voilà en somme comment ce milieu traditionnel africain a contribué à faire de moi un meilleur élève à l’école des grands-parents. Voilà qu’il m’a appris à propos de l’allaitement. Et voilà la raison pour laquelle j’ai bon espoir que mes trois enfants et cinq petits-enfants deviennent, à leur tour, de fervents ambassadeurs à vie du « Collectif international de soutien à l’allaitement maternel ».(1)

James Akré
Genève, Suisse
31 décembre 2009

(1) Voir : Akré, J. Le Problème avec l’allaitement : Réflexion personnelle. Éditions du Hêtre (France) http://www.editionsduhetre.fr/, 2009, pp. xvii-xviii.

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